Arrosage, hygrométrie et engrais pour les orchidées [Période hivernale #1]

Bonjour,

La « période hivernale » est arrivée et, bien que nos intérieurs soient chauffés, il y a certaines précautions à prendre avec les orchidées. Je publierai dans les prochains jours quelques articles à propos de cette période avec des thèmes bien spécifiques.

Dans ce premier « spécial hiver », je vais parler des arrosages, de l’hygrométrie et de la fertilisation des orchidées durant la période hivernale.

Je dois commencer par (re)préciser qu’actuellement, je cultive certaines orchidées en semi-hydroculture, dans des billes d’argiles et d’autres dans des substrats organiques habituels (écorces de pin, fibre de coco, sphaigne, …).

Ici, je me concentre surtout sur des informations relatives à une culture classique (substrat organique). Un autre article sera consacré au même sujet pour la semi-hydroculture en hiver.

Commençons en se posant la question suivante : Que se passe t’il pour nos orchidées lorsque les températures extérieures descendent ?

Chez nous, nos maisons et appartements sont chauffés durant cette période de froid et souvent, l’air devient plus sec et stagnant à cause du chauffage artificiel et au fait que l’on aère moins de nos intérieurs.

Lorsque les températures sont basses et que l’aération est moindre, l’humidité ne s’évapore plus aussi rapidement qu’en période estivale. Près de nos orchidées qui sont arrosées (à peu de chose près) chaque semaine, l’air est humide et parfois frais et stagnant.

Sans une bonne aération qui va permettre de renouveler l’air et permettre à l’humidité de s’évaporer, le confinement des orchidées dans cette atmosphère est un risque de moisissure. Ce micro climat autour des plantes est également idéal pour la prolifération des microbes, champignons et autres infections.

Reprenons concrètement les problèmes et tentons d’y apporter des solutions :

  1. Les températures baisses, l’évaporation prends plus de temps.
    • L’arrosage des orchidées doit être adapté et diminué en fonction de la température, de l’aération, de la taille du pot et des besoins de l’orchidée.
    • En travaillant avec des pots transparents, il est possible de voir l’état du substrat et/ou des racines afin de savoir si la plante doit être arrosée ou non.IMG_3229
  2. Le chauffage artificiel rend l’air des intérieurs trop sec.
    • Placer les orchidées sur un plateau de billes d’argile ou de Séramis toujours humides afin d’augmenter l’hygrométrie autour des plantes. Si vous utilisez un cache-pot, cela peut être placé à l’intérieur sans laisser de l’eau stagner dans le bas du cache-pot. Cette méthode fonctionne bien pour moi, je la recommande.IMG_3248IMG_3250IMG_3252
    • Il existe des humidificateurs à placer sur ou près des chauffages mais d’après mes recherches ce n’est pas très efficace.
    • On trouve également des humidificateurs d’air électriques, mais cette solution est plutôt utilisée en serre.
    • Il est intéressant de contrôler l’hygrométrie ambiante. Je travaille avec cet hygromètre qui est discret et relativement précis. On le trouve sur Amazon.IMG_3237
  3. L’air fraiche et humide près des orchidées est stagnante, ce qui peut provoquer de la moisissure (ainsi que des champignons, et autres infections).
    • Aérer régulièrement en ouvrant les fenêtres.
    • Il est possible de travailler avec des ventilateurs, la solution est fréquente dans les serres mais peut éventuellement être adaptée à une culture intérieur sans que cela ne devienne trop onéreux (nous en reparlerons dans un autre article).IMG_3255

Toutes les orchidées n’évoluent pas sous le même climat dans leur milieu naturel. Pour la culture intérieur, nous tentons au mieux de reproduire ces conditions idéales qui sont propres à chacune.

Il est important de se renseigner sur chaque espèce afin de savoir si une période de repos est nécessaire à la plante. Un autre article de la série « période hivernale » sera consacré à la période de repos.

Certaines orchidées ne connaissent pas de grande période de repos. La croissance est continue et souvent, elles peuvent fleurir à tout moment de l’année si les bonnes conditions de culture sont présentes.

Pour ces orchidées, l’apport en engrais ne devrait pas être modifié durant l’hiver à condition que la température de culture reste adéquate. Dans mon cas, je pense aux orchidées suivantes :

  • Phalaenopsis
  • Dendrobrium Phalaenopsis
  • Paphiopedilum
  • Cochleanthes
  • Miltoniopsis

Dans notre culture d’intérieur, on s’adapte en fonction de ce qu’on observe. Si la plante semble toujours être en croissance alors que la période hivernale est arrivée, il faut continuer à lui apporter de l’eau et de l’engrais en adaptant cela aux températures de la pièce de culture.

En résumé, voici ce qu’il faut retenir en ce qui concerne la fertilisation et la période de repos :

  • Il faut se renseigner sur l’orchidée afin de connaitre son climat de culture (chaud ? tempéré ? froid ?).
  • Si l’orchidée ne marque pas de période de repos, la fertilisation peut avoir lieu toute l’année.
  • En période de repos, aucun apport en engrais ne doit être fait et les arrosages sont espacés (presque arrêtés).
  • Si la plante ne pousse pas, on ne fertilise pas.

Si vous avez des remarques ou des questions, n’hésitez pas à les poster en commentaire ! 🙂

À bientôt.

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