Dendrobium keiki

Séparation de keikis (Dendrobium)

Bonjour !

Voilà quelques semaines que j’observe la croissance de keikis sur deux de mes Dendrobium.

J’ai fait quelques recherches à ce propos que je vais partager dans cet article en plus de mon expérience par rapport à ces prélèvements.

Commençons avec le Dendrobium Hibiki qui, d’après le vendeur, à tendance à faire beaucoup de keikis.

Dendrobium Hibiki keiki

L’une des cannes de mon Dendrobium portait 3 keikis.

Une règle qui revient souvent dit qu’il faut au moins 3 racines et 3 feuilles avant de prélever un keiki. C’était bien le cas pour ces trois jeunes pousses, bien que l’une d’entre elles était plus petite.

Pour la séparation à proprement parlé, j’ai utilisé une lame bien aiguisée et stérilisée à l’aide d’alcool 90°.

J’ai d’abord délicatement manipulé la première jeune pousse en la faisant tourner vers la gauche puis vers la droite plusieurs fois afin de tenter de la séparer « à la main ». Cette méthode m’a été conseillée par un professionnel lors d’une réunion dans mon club orchidophile.

La manipulation a aidé à retirer « la peau » de la canne « mère » que l’on peut voir sur la photo ci-dessus et qui tenait en partie le keiki. J’ai finalement du finir la séparation avec la lame.

J’ai répété l’action pour les deux autres jeunes pousses.

Dendrobium Hibiki keiki

Comme on peut le voir, les racines de l’un d’entre eux (celui de gauche) ont été détachées lors de la séparation. Il en reste une seule. 😦

Tout n’est pas perdu pour ce keiki, il peut s’en sortir s’il reçoit les bon soins (et avec un peu de chance également)…. On croise les doigts pour sa survie ! 🙂

Selon l’orchidée, lorsqu’on effectue une séparation (de keiki, de pseudo-bulbe, …) il faut parfois attendre quelques années avant d’avoir une floraison. En effet, lorsqu’il est encore attaché à la plante mère, le keiki profite de son énergie. Après le détachement, il doit lui même se procurer l’énergie dont il a besoin afin de pouvoir évoluer et cela prendra forcement plus de temps.

Il en va de même lorsqu’on sépare une orchidée à pseudo-bulbes. C’est pourquoi il est souvent conseillé de garder 3 pseudo-bulbes par plant. La plante aura alors assez d’énergie pour donner un nouveau pseudo-bulbe et fleurir dans l’année si tout se passe bien. Nous aurons sans doute l’occasion d’expérimenter cela ensemble dans le futur.

Pour aider la plante mère à cicatriser aux endroits de la séparation, on peut appliquer un peu de cannelle en poudre. Attention, la cannelle doit être appliquée uniquement aux endroits de prélèvements. Elle va permettre d’éviter la pourriture en asséchant « la/les plaie(s) ». Il faut être vigilent, la cannelle ne doit jamais toucher les racines.

Avant de voir la suite, je vais directement parler du second Dendrobium sur lequel j’ai prélevé un keiki.

Il s’agit d’un Dendrobium type Nobile. Il a été acheté en fleur cet été alors que ce n’est pas la bonne période de floraison. Il s’agit d’un hybride très répandu (en Belgique en tout cas) et vendu fleurit toute l’année, les producteurs forçant la floraison.

Quelques semaines après la fin de sa floraison, une nouvelle canne a commencer à pousser. Ensuite une autre, cette fois attachée à la canne mature et défleurie. C’était un keiki. Et enfin un second keiki est apparu toujours sur cette canne, plus haut cette fois.

La première canne qui poussait n’était pas un keiki mais simplement une jeune pousse qui venait de la base de l’orchidée. Après avoir atteint environ 10-12 cm, celle-ci a pourrie. Je suppose que c’est due à un manque de ventilation ou peut–être qu’elle a été mouillée lors de l’arrosage. Pas de chance.

Les keikis eux sont toujours bien vivant. J’ai d’abord hésité à séparer les deux. Mais puisque la jeune pousse n’a pas survécut, je me suis dit que j’allais laisser le keiki du bas (photo droite ci-dessus). En effet, les racines rentrent déjà dans le substrat. Il semble être bien installé.

J’ai donc séparé uniquement le keiki du dessus (voir photo gauche ci-dessus). Il avait quelques racines et trois feuilles.

J’ai procédé de la même manière que pour les keikis du Dendrobium Hibiki. Cette fois en tournant la plantule de gauche a droite, elle s’est détachée facilement.

Dendrobium Nobile Keiki

Dans un premier temps, j’ai placé les keikis dans un petit pot avec uniquement de la sphaigne pour substrat.

D’après mes recherches, la sphaigne est le meilleur substrat pour aider les jeunes plantes à se développer. Elle aide à promouvoir les nouvelles racines également.

Il faut cependant être vigilant avec les arrosages. Il doit toujours y avoir une humidité dans le pot sans pour autant détremper le substrat. Une bonne ventilation est également nécessaire.

img_3196.jpg

Il va maintenant falloir patienter quelques temps pour voir si ces keikis vont pouvoir se développer et arriver à maturité. Je publierai des nouvelles lorsque les choses évolueront. 🙂

Il s’agit ici de mon expérience et d’informations que j’ai retenue lors de mes recherches mais si vous avez des remarques ou des questions, n’hésitez pas à les poster en commentaire.

À bientôt !

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