Culture en S/H et ses avantages

Dans un précédent article, j’explique que la technique de culture en semi-hydroponie me semble sympathique et pleines d’avantages.

J’ai passé quelques-unes de mes orchidées en S/H et je vais décrire dans cet article le matériel utilisé et comment je vais appréhender cette culture.

Avant de passer à la pratique et de voir le matériel utilisé, voyons un peu de théorie avec quelques règles et les avantages pour cette culture.

Commençons avec les avantages.

  • Dans la technique (décrite plus en détail ci-dessous), il n’est plus possible de trop arroser la plante ! En effet, l’eau est stockée dans un réservoir et s’il y en a trop, une évacuation du « surplus » est prévue.
  • L’arrosage devient plus facile, il suffit de verser doucement l’eau par le haut, jusqu’à ce qu’elle commence à couler par les trous d’évacuation.
  • Cette culture permet déjà d’augmenter considérablement l’humidité autour de la plante, et avec une soucoupe sous le pot, l’eau est récupérée et peut rester là. Cela permet d’augmenter encore un peu l’hygrométrie autour de l’orchidée. Donc plus besoin d’emmener les plantes jusqu’à l’évier pour laisser le pot s’égoutter !
  • Les arrosages peuvent être espacés grâce au réservoir. Pour les vacances, c’est une solution intéressante !
  • L’apport en engrais est continu et on peut en déduire que la croissance aussi. On parlera de cet apport d’engrais plus en détail dans un autre article.
  • On en a déjà parlé, le substrat ne se décompose plus. De plus, avec un substrat inorganique, il y a moins de chance de trouver des indésirables dans le pot.
  • Rempotage facile (voir ci-dessous la méthode)
  • Rempotage sans perturbation des racines lorsqu’on travaille déjà en S/H et qu’on souhaite passer à un pot plus grand

Cependant, des algues peuvent se former du fait que l’eau stagne dans le fond du pot. Cela arrive avec les pots transparents. Choisir un pot opaque permet de diminuer très fortement (voir totalement) le phénomène. L’avantage d’un pot transparent, c’est de pouvoir surveiller l’état des racines. Il faut donc choisir.

Maintenant, quelques règles que l’on retrouve souvent sur le web et dans les retours d’expériences.

  • La première chose à retenir, c’est qu’il y a un moment précis à respecter pour passer des orchidées en semi-hydroculture.
    Cette règle s’applique surtout aux orchidées qui ne sont pas habituée à avoir des racines humides en permanence. En passant en S/H, l’humidité au niveau des racines sera constamment aux alentours de 100%.
    Les racines non-habituées risquent fortement de mourir dans les jours ou semaines qui suivent ce changement de milieu de culture.
  • Il est donc conseillé de réaliser le passage en S/H qu’au moment où la plante commence à former de nouvelles racines. Celle-ci pourront parfaitement s’adapter à leur environnement.
  • Afin que le phénomène de capillarité puisse avoir lieu dans de bonne condition, il est fortement conseillé de choisir un pot adapté à la culture. Il s’agit ici de pots plus hauts que larges. Tout en gardant à l’esprit que la plus part des orchidées préfèrent un pot qui ne soit pas trop grand.
  • Il semble que cette culture soit adaptée à un environnement tempéré-chaud. En effet, l’eau aura plus de mal à s’évaporer dans un climat froid.
  • Enfin, les orchidées terrestres semblent avoir plus de mal à s’adapter à la semi-hydroculture. Les racines de ces orchidées ne se développent pas ou plus lors qu’elles sont aériennes. Elles risquent alors de mourir. Dans la culture en billes d’argile, il y a une forte aération des racines, c’est ce qui explique que c’est délicat. Certains y arrivent très bien, cela dépends (comme toujours) de plusieurs facteurs.

Passons maintenant à la pratique ! Voici le matériel que j’utilise actuellement pour les orchidées transférées en semi-hydroculture :

  • Un pot plus haut que large, percé par deux trous sur les cotés à environ 1/4 du bas du pot (l’un en face de l’autre) mais à adapter selon le contenant
  • Une soucoupe à placer en dessous du pot après le rempotage
  • Des billes d’argile nettoyée au préalable
  • L’orchidée
  • De l’eau de pluie tempérée

IMG_2409 - Copie

Je commence par remplir le fond du pot de culture de billes d’argile. La couche est 1,5cm au dessous des trous. Ce qui représente environ la moitié du pot.

IMG_2410 - Copie

Ensuite, je place l’orchidée et finalise en remplissant le pot de billes d’argile. Je tape légèrement le pot afin que les billes s’y placent au mieux.

img_2411.jpg

J’arrose en versant l’eau de pluie jusqu’à ce qu’elle commence à sortir par les deux trous. Le réservoir est rempli et la plante sera hydratée en permanence.

Pour ce Cochleanthes qui est habitué à avoir les racines humides en permanence, je ne fais rien d’autre.

Pour les autres orchidées passées récemment en S/H, je vide un peu le réservoir en penchant le pot afin que la zone humide soit moins importante dans le pot durant les premières semaines. Par la suite, le réservoir sera rempli jusqu’à la limite des trous d’évacuation.

À bientôt.

 

 

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